mar
15
2009
2

Flower : un peu d’évasion dans ce monde de grous

flower-game-screenshot-1

Mon pote toune (aka Modran, random, etc) m’a envoyé une vidéo du jeu Flower y’a quelques jours. Intrigué, j’ai acheté le jeu (qui ne coûte que 8 €, donc c’est loin d’être la mort).

On m’avait prévenu que le jeu était court. Et c’est vrai. Je l’ai fini en à peine 3h. Mais ce furent trois heures enchanteresses, paisibles, féériques, et j’estime en avoir largement eu pour mon argent.

Le jeu vous propose d’incarner un petit esprit des vent, qui essaie de sauver la nature d’une ville devenue inhumaine et monstrueuse. Ainsi, étrangement, lorsque le jeu commence, l’ambiance est terriblement noire, oppressante, glauque, et hostile. La Ville est un endroit où personne ne souhaiterait vivre, une version corrompue et maléfique de tout ce que l’architecture urbaine est capable d’engendrer.

Chacun des six niveaux commence de la même façon : une fleur éclot, et son pétale s’envole et suis les courant aérien. Ce pétale initial, à nous de le diriger vers les autres fleurs proches afin de les faire éclore, et de récupérer leurs pétales au passage. Petit à petit, c’est une bourrasque de pétales multicolore que l’on dirige. Et plus l’on fait éclore de fleur, plus l’ont aide la nature à retrouver sa beauté. L’herbe repousse, les couleurs reviennent, l’harmonie est restaurée.

Les premiers niveaux se font donc de cette façon, insouciante, avec une musique très douce qui nous berce pendant le jeu. Chaque fleur qui éclot fait entendre sa musique a son tour : une note, de guitare, de piano, de violon. C’est donc un petit concert qui est libéré lorsque l’on fait éclore les fleurs par bouquets entiers.

A chaque niveau son ambiance. Nature verte, nuit des lucioles, champs d’éoliennes soumis au vents… et finalement la Ville elle même, qui est loin de rester passive face à l’envahisseur naturel.

flowegroulittleSi au début, on se contente de se balader au grès du vent et des envies, les deux derniers niveaux prennent vraiment l’apparence d’une lutte contre l’esprit du vent, et l’esprit de la ville qui se mets sur son chemin, sous la forme de pylônes électriques déformées et burtoniens, toujours plus noirs et plus inquiétants.

Au final, pendant les 3h de jeu, j’ai pratiquement oublié le monde qui m’entourait. Ceux qui me connaissent savent que je suis un incorrigible rêveur, donc il inutile de préciser que ce genre d’expérience vidéo ludique, j’aime ! ^_^

D’ailleurs, y’avait un grou à côté de moi qui a beaucoup aimé aussi (voir ci-dessus l’effet que ça lui a fait).

Bref, j’ai passé un bon moment, et ça valait largement un bon film pour moi. Si vous avez envie d’élever un peu votre âme et de la laisser virevolter au grès des vents, alors je ne peux que vous conseiller Flower. (surtout vu le prix dérisoire.)

Ah, et inutile de préciser que sur un projecteur, et avec un son 5.1, l’expérience est encore meilleure. :p Hihi.

Ci-dessous le trailer officiel. Il vous donnera un bon aperçu des images du jeu :

YouTube Preview Image

Bon visionnage et à bientôt

Written by Skoras in: Articles Généraux | Tags :
fév
09
2009
0

Left 4 Dead

Chuis dans une bonne période de jeux ces temps ci. Après l’hommage à Ikaruga, voici une célébration à un jeu tout récent (novembre dernier) : Left 4 Dead, dernier né des studios Valve à qui l’ont doit, entre autre les Half-Life, les Team-Fortress, et l’indispensable Portals. (Merci à mon pote Siulong, aka le noich’)

Vous connaissez  “28 jours plus tard” ? Non ? Alors je vous fait le topo, parce que L4D, c’est un peu pareil, mais en jeu : Vous être l’un des quatre membre d’un petit groupe de survivant à l’épidémie qui a transformé tout le monde en zombie. Vous devez rejoindre un point d’évacuation, et vous frayer un chemin au milieu des ruines de villes, d’aéroport, d’hôpital, de bureaux, de champs de blé, de fermes… le tout envahi par les zombies de toutes sortes.

Si “au repos”, les zombies se content de rôder en grognant, une fois qu’on les agresse c’est une autre histoire. Tels des sportifs olympiques dopés aux amphétamines (pléonasme), ils vous courent dessus pour vous rouer de coup, vous griffer, vous mordre, et déverser leur colère. Quand on en affronte une dizaine, ça va à peu prêt. Quand ils arrivent par groupe de 50-100 en hurlant, ce qu’on appelle dans le jargon une “horde”, c’est une toute autre histoire. Et inutile de dire qu’il faut savoir garder son sang froid en toute circonstance, car impossible de prévoir d’où les zombies vont sortir : vous pensez avoir nettoyé une zone ? que nenni ! Il peut y avoir de nouveaux qui apparaissent dès que vous ne regardez plus pour vous attaquer par l’arrière.

Et là nous ne parlons que des zombies “normaux”. Parce qu’en plus il y a des “super-zombies-mutants”, et entre celui qui vous aveugle en vous vomissant dessus, celui qui vous étrangle avec sa langue de 15 m de long, et celui qui ressemble en tous points au petit frère de Hulk, y’a de quoi avoir des sueurs froides.

Et l’effet est réussi. Rarement un jeu de ce genre m’aura autant foutu les jetons et fait avoir des montées d’adrénaline lors des assauts répétés des hordes de zombies. Point important : le jeu ne se joue pas à 1, mais à 4, et c’est ce qui fait son fun en fait. Vu que certains adversaires peuvent vous immobiliser pour vous tuer à petit feu, vous êtes obligés de compter sur vos coéquipiers pour venir vous sauver avant qu’il ne soit trop tard. Et vice versa : si un de vos potes est mal en point, vous savez que venir le tirer d’affaire est le meilleur moyen d’augmenter vos propres chances de survie. Ca donne une espèce de “coopération un peu forcée”, mais qui au final rend le jeu réellement prenant en équipe.

A noter qu’incarner un zombie, en mode versus, est assez drôle aussi. Être le chasseur, quand on a été si longtemps la proie, ça fait un bien fou.

J’avoue que rarement j’ai été autant pris dans l’action effrénée, et j’ai vraiment eu l’impression de vivre un film d’horreur pendant les parties. C’est intense. C’est sans pitié. C’est sanglant et malsain à souhait. Et putain qu’est ce que c’est bon !

Amateur du genre, ne passez pas à côté ! :)

Toute fois, une petite réserve : comme bon nombre de jeux multijoueurs principalement, ils deviennent inintéressants en solo. L4D n’échappe pas à la règle. Jouer tout seul, même avec l’ordinateur qui contrôle vos coéquipiers, c’est vraiment pas pareil. L’ordinateur vous suit de façon un peu “robot”, et il y a moins d’imprévu : vos coéquipiers virtuels visent trop bien, savent toujours où ils doivent être, suivent les règles, etc.

Alors que ce qui est vraiment bon dans l’être humain, c’est bien sa défaillance : coéquipier qui vise mal et vous descend tout en se confondant d’excuse, celui qui fonce persuadé que c’est la meilleure stratégie, le choix épineux de “qui prend le fusil à pompe ou la mitraillette ?” quand tout le monde veut se la jouer snipper d’élite (ce qui ne marche pas avec 50 ennemis qui vous courrent dessus hélas). Bref, ces interactions qui rendent le jeu plus vivant, et l’immersion plus grande, sont l’un des facteurs qui rendent ce jeu génial, et qui à l’inverse, le rendent fade lorsqu’elles ne sont plus là.

Pour terminer, je vous link ci-dessous la vidéo d’introduction du jeu qui résume bien à quoi ressemble une partie. Have fun ! Braiiiiiiiin !

http://www.dailymotion.com/videox7j3sp

Written by Skoras in: Articles Généraux |
jan
19
2009
4

Shoot-them-up Ikaruga

Il est un genre de jeu vidéo qui faisait fureur il y a encore une décénie à peine, et qui se trouve aujourd’hui en voie d’exctinction. C’est le shoot-them-up.

Le principe de ce genre de jeu est simple : vous contrôlez un véhicule/vaisseau spacial/personnage qui devra avancer dans le niveau en zigouillant tout ce qui bouge. D’où le nom “shoot-them-up”, qu’on pourrait traduire par “Descendez les tous”. Jusque là, on pourrait se dire “c’est très classique, c’est un peu ce que font les 3/4 des jeux”. Oui et non.

Le shoot-them-up a plusieurs caractéristiques bien reconnaissables :

1) Des niveaux à scrolling horizontal ou vertical. A comprendre par scrolling que “l’écran avance tout seul”. On ne peut pas, dans ces conditions, choisir d’attendre avant d’aller plus loin. Cela crée beaucoup de stress, car il faut avancer, tout le temps, et être sur le qui-vive en permanence. Dans des jeux de plate-forme classique, tels que mario, les niveaux à scrolling sont souvent crains et détestés par les joueurs à cause de la difficulté et de la pression générée par le scrolling, qui empêche notamment de s’y prendre à 8 fois pour réussir un saut. Là, ça passe, ou ça casse.

2) Une quantité souvent démesurée d’adversaires et projectiles dangereux à l’écran. Et c’est bien cette deuxième condition qui a donné ses lettres de noblesse au shoot-them-up. L’écran est souvent tellement rempli qu’un néophyte n’y comprendra probablement rien, se demandant d’ailleurs comment le joueur s’y retrouve encore tellement ça bouge de partout.

Eh oui, il faut une solide habitude et expérience pour ce genre de jeu qui est probablement l’un des plus dur qui soit. Généralement, seule l’entrainement et une mémorisation complète du niveau permet de s’en sortir. C’est une danse, une chorégraphie où le joueur doit s’intégrer, sous peine d’être désintégré très vite.

Bien souvent, pour récompenser le joueur, le vaisseau s’agrémente de nouvelles armes, toujours plus efficaces et surtout impressionnantes, rendant l’écran encore plus illisible.

A notre époque, en 2009, on ne fait pratiquement plus de shoot-them-up. Parcequ’ils sont trop durs, principalement, et ne s’adressent pas à assez de joueurs. On a coutume de dire “les jeux sont de plus en plus faciles”. Certaines mauvaises langues diront que non, ils ne sont pas plus facile. Que c’est simplement nous qui sommes devenus plus expérimentés, mais que les jeux sont tous aussi difficile qu’avant.

Je ne partage pas cet avis, et vous donne un exemple pour le prouver : Ikaruga.

Ce jeu, sorti en 2002 sur la mythique Dreamcast, était un shoot-them-up avec un principe d’une simplicité diabolique. On est mis aux commande d’un petit vaisseau, a affronter des hordes de vaisseaux de type “Ombre” ou de type “Lumière”. Les vaisseaux d’ombre utilisent des laser noirs, et les vaisseaux de lumière utilisent des laser blanc. Notre petit vaisseau dispose lui même de son canon à lumière, et d’une particularité qui le rend dévastateur : il peut passer du mode “Noir” au mode “Blanc” à volonté.

Lorsque notre vaisseau est “blanc”, il se trouve immunisé aux tirs de sa couleurs. Et vice versa. Et même mieux ! En absorbant les laser blancs, il est capable de charger un lance-missile à tête chercheuses dévastateur. Oui, mais voilà, il y a un hic : c’est que s’il se fait toucher par un tir “noir” à ce moment là, il explosera aussi sec.

Eh oui, vous avez bien lu : il n’y a pas de bouclier, de barre de vie, de protection, rien. Nabab. Quedal. Niet. C’est “esquive ou explose”. Le joueur moyen, à ce stade, a ses première sueurs froides. Il n’est pas habitué à une telle intransigeance. Et bien évidemment, la difficulté du jeu, c’est qu’il y a en permanence des adversaires blanc et des adversaires noirs à l’écran en même temps ! Et on se retrouve donc obliger de passer sans cesse d’un mode de tir à un autre, changeant sans cesse de couleur, et esquivant tous les vaisseaux ennemis au passage parce qu’une collision frontale reste mortelle.

Le jeu est très court : il n’y a que 5 niveaux, qui, si on les réussi, se font en une heure. Oui mais voilà, il faut y arriver. Avec mon colloc de frère, nous avons rebranché la dreamcast qui prenait la poussière et nous y sommes remis. Qu’est ce que c’est bon le challenge : des moments où on hurle parcequ’on se sent dépassé, d’autres où on a des fous rires nerveux tellement la quantité d’adversaires qui nous tombe dessus est absurdement grande, d’autre encore où l’on retient sa respiration en tentant de survivre envers et contre tout, et des explosions de joie quand on y arrive. Ça, c’est ce que j’appelle “du stress positif”.

Bref, très beau, très dynamique, très difficile, mais surtout le plus importante terriblement fun, Ikaruga est vraiment un pur chef d’œuvre, que toute personne se prétendant “hardcore gamer” se doit de connaître.

Au final, c’est un jeu qui restera comme l’une des légendes des Shoot-them-up, et c’est pour cette raison que je tenais à lui rendre hommage. Je souhaiterai qu’il y en aie plus des jeux de cet acabit, mais j’ai peur que ça ne soit plus vraiment au goût du jour. C’est dans ces moments là que je suis content de faire partie de la toute première génération de joueurs de jeux-vidéos… je me demande quels sont les jeux qui marqueront les futurs joueurs (et gosses actuels), qui n’ont pas connu les paliers d’évolutions graphiques et techniques de ces 20 dernières années.

Et plus encore, je me demande quel regard ils porteront vers l’antiquité vidéoludique. Y’a une seule chose qu’ils pourront faire, dont nous autres les vieux briscards seront partiellement exclus, et qui aura sans doute du charme : c’est de l’archéologie de jeu vidéo. :) Je termine ce billet par un lien vers une vidéo youtube d’un joueur d’Ikaruga coréen, histoire que vous voyez à quoi ressemble ce jeu d’exception ! (et à quoi ressemble aussi le gameplay partfait d’un cyborg coréen entrainé et nourri à la dreamcast)

YouTube Preview Image

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