jan
19
2009
4

Shoot-them-up Ikaruga

Il est un genre de jeu vidéo qui faisait fureur il y a encore une décénie à peine, et qui se trouve aujourd’hui en voie d’exctinction. C’est le shoot-them-up.

Le principe de ce genre de jeu est simple : vous contrôlez un véhicule/vaisseau spacial/personnage qui devra avancer dans le niveau en zigouillant tout ce qui bouge. D’où le nom “shoot-them-up”, qu’on pourrait traduire par “Descendez les tous”. Jusque là, on pourrait se dire “c’est très classique, c’est un peu ce que font les 3/4 des jeux”. Oui et non.

Le shoot-them-up a plusieurs caractéristiques bien reconnaissables :

1) Des niveaux à scrolling horizontal ou vertical. A comprendre par scrolling que “l’écran avance tout seul”. On ne peut pas, dans ces conditions, choisir d’attendre avant d’aller plus loin. Cela crée beaucoup de stress, car il faut avancer, tout le temps, et être sur le qui-vive en permanence. Dans des jeux de plate-forme classique, tels que mario, les niveaux à scrolling sont souvent crains et détestés par les joueurs à cause de la difficulté et de la pression générée par le scrolling, qui empêche notamment de s’y prendre à 8 fois pour réussir un saut. Là, ça passe, ou ça casse.

2) Une quantité souvent démesurée d’adversaires et projectiles dangereux à l’écran. Et c’est bien cette deuxième condition qui a donné ses lettres de noblesse au shoot-them-up. L’écran est souvent tellement rempli qu’un néophyte n’y comprendra probablement rien, se demandant d’ailleurs comment le joueur s’y retrouve encore tellement ça bouge de partout.

Eh oui, il faut une solide habitude et expérience pour ce genre de jeu qui est probablement l’un des plus dur qui soit. Généralement, seule l’entrainement et une mémorisation complète du niveau permet de s’en sortir. C’est une danse, une chorégraphie où le joueur doit s’intégrer, sous peine d’être désintégré très vite.

Bien souvent, pour récompenser le joueur, le vaisseau s’agrémente de nouvelles armes, toujours plus efficaces et surtout impressionnantes, rendant l’écran encore plus illisible.

A notre époque, en 2009, on ne fait pratiquement plus de shoot-them-up. Parcequ’ils sont trop durs, principalement, et ne s’adressent pas à assez de joueurs. On a coutume de dire “les jeux sont de plus en plus faciles”. Certaines mauvaises langues diront que non, ils ne sont pas plus facile. Que c’est simplement nous qui sommes devenus plus expérimentés, mais que les jeux sont tous aussi difficile qu’avant.

Je ne partage pas cet avis, et vous donne un exemple pour le prouver : Ikaruga.

Ce jeu, sorti en 2002 sur la mythique Dreamcast, était un shoot-them-up avec un principe d’une simplicité diabolique. On est mis aux commande d’un petit vaisseau, a affronter des hordes de vaisseaux de type “Ombre” ou de type “Lumière”. Les vaisseaux d’ombre utilisent des laser noirs, et les vaisseaux de lumière utilisent des laser blanc. Notre petit vaisseau dispose lui même de son canon à lumière, et d’une particularité qui le rend dévastateur : il peut passer du mode “Noir” au mode “Blanc” à volonté.

Lorsque notre vaisseau est “blanc”, il se trouve immunisé aux tirs de sa couleurs. Et vice versa. Et même mieux ! En absorbant les laser blancs, il est capable de charger un lance-missile à tête chercheuses dévastateur. Oui, mais voilà, il y a un hic : c’est que s’il se fait toucher par un tir “noir” à ce moment là, il explosera aussi sec.

Eh oui, vous avez bien lu : il n’y a pas de bouclier, de barre de vie, de protection, rien. Nabab. Quedal. Niet. C’est “esquive ou explose”. Le joueur moyen, à ce stade, a ses première sueurs froides. Il n’est pas habitué à une telle intransigeance. Et bien évidemment, la difficulté du jeu, c’est qu’il y a en permanence des adversaires blanc et des adversaires noirs à l’écran en même temps ! Et on se retrouve donc obliger de passer sans cesse d’un mode de tir à un autre, changeant sans cesse de couleur, et esquivant tous les vaisseaux ennemis au passage parce qu’une collision frontale reste mortelle.

Le jeu est très court : il n’y a que 5 niveaux, qui, si on les réussi, se font en une heure. Oui mais voilà, il faut y arriver. Avec mon colloc de frère, nous avons rebranché la dreamcast qui prenait la poussière et nous y sommes remis. Qu’est ce que c’est bon le challenge : des moments où on hurle parcequ’on se sent dépassé, d’autres où on a des fous rires nerveux tellement la quantité d’adversaires qui nous tombe dessus est absurdement grande, d’autre encore où l’on retient sa respiration en tentant de survivre envers et contre tout, et des explosions de joie quand on y arrive. Ça, c’est ce que j’appelle “du stress positif”.

Bref, très beau, très dynamique, très difficile, mais surtout le plus importante terriblement fun, Ikaruga est vraiment un pur chef d’œuvre, que toute personne se prétendant “hardcore gamer” se doit de connaître.

Au final, c’est un jeu qui restera comme l’une des légendes des Shoot-them-up, et c’est pour cette raison que je tenais à lui rendre hommage. Je souhaiterai qu’il y en aie plus des jeux de cet acabit, mais j’ai peur que ça ne soit plus vraiment au goût du jour. C’est dans ces moments là que je suis content de faire partie de la toute première génération de joueurs de jeux-vidéos… je me demande quels sont les jeux qui marqueront les futurs joueurs (et gosses actuels), qui n’ont pas connu les paliers d’évolutions graphiques et techniques de ces 20 dernières années.

Et plus encore, je me demande quel regard ils porteront vers l’antiquité vidéoludique. Y’a une seule chose qu’ils pourront faire, dont nous autres les vieux briscards seront partiellement exclus, et qui aura sans doute du charme : c’est de l’archéologie de jeu vidéo. :) Je termine ce billet par un lien vers une vidéo youtube d’un joueur d’Ikaruga coréen, histoire que vous voyez à quoi ressemble ce jeu d’exception ! (et à quoi ressemble aussi le gameplay partfait d’un cyborg coréen entrainé et nourri à la dreamcast)

YouTube Preview Image

Written by Skoras in: Articles Généraux |
jan
14
2009
0

Fan de Grous : Nouwel

Malgré des demandes insistantes de fans, et l’envoi d’un commando sino-malgache à mon domicile, j’ai un peu de mal à trouver le temps d’écrire de nouveaux articles sur les Grous.

Heureusement pour vous, j’ai une parade ! Il semblerait que les Grous ne passionnent pas que moi, et un observateur anonyme m’a envoyé ce petit croquis peu après noël.  Merci à lui. ;)

PS : Et oui, promis, je me remets à écrire la suite de l’encyclopédie très vite. >_<

Written by Skoras in: Fan de Grous |
jan
07
2009
2

Chronique Luthérienne : Leçons de cuisine

On sort juste des fêtes de fin d’année. Ca a fait du bien à tout le monde, et nombre d’entre nous ont pris plusieurs kilos tellement ils se sont baffrés. Nan, j’en fais pas partie. Ou alors pas beaucoup. Presque pas quoi. Ca fait partie des risques du métier de toute façon. BREF !

Niveau cuisine, dans la vraie vie, je me débrouille, mais sans plus. J’empêche mon colloc de frère de mourir de faim, ce qui me donne l’illusion d’être un bon cuisinier alors que je ne fais qu’alterner le riz, les pâtes et les nems. Le tout avec beaucoup de tomacouli.

Faut dire que de mon point de vue, c’est difficile la cuisine. Et ça prend du temps. Alors que quand on regarde les jeux, c’est presque instantané ! Tiens, dans WoW, que nous ne citerons plus, par exemple : je mets très exactement 2 secondes pour cuisiner n’importe quoi ! Ca va des steaks de loup aux gâteaux au chocolat (si si) en passant par la bière qui aide à mieux pêcher. Et en plus, je ne rate jamais mes plats !

Bref, je suis un “Chef”, en plus d’être un excellent pêcheur. (Note : oui, on peut aussi pêcher. C’est rigolo. Et rapide. On peut pêcher n’importe quel poisson, ou presque, ça prend jamais plus de 20 secondes.)

Mais un vrai chef qui se respecte cherche toujours de nouvelles recettes ! Ca tombe bien, y’a le nouvel addon qui est sorti à la mi-novembre ! :)   Plein de nouvelles recettes ! Coooooool !

Et parmi elle, il y en a une qui a retenu mon attention tout particulièrement. Il s’agit… du Festin ! Le Festin, c’est une recette différente des autres. Là où tous les autres plats sont des portions individuelles, le Festin, c’est pour tout le monde. C’est un peu comme le buffet campagnard gratuit, si cher à Chevalier et Laspalès*.

Par contre, être un cuisinier dans WoW, c’est presque être magicien. Pour faire un festin, la recette nous dit ceci : Il nous faut :

1) Tout d’abord, un bon gros steak de “ver des neige”

2) Ensuite, vous ajouter un tournedos de délicieuse viande de mammouth.

3) Comme deux bestioles, ça suffit pas, vous complèterez avec des flanchets de viande de brochepelle (une espèce de cerf court sur pattes avec des bois très utiles pour déblayer la neige devant les maisons le dimanche matin).

4) Ah, et il faut aussi de la viande glacée (ce qui doit plutôt ressembler à une espèce de glace à la viande selon moi, vu qu’on peut en faire normalement que du ragout ou de la soupe une fois réchauffée), qu’on trouve sur n’importe quelle bestiole. Je suppose que ça doit servir à cimenter la recette.

Bref, comme vous le voyez, c’est plein de viandes de bestioles exotiques. Donc, à mes yeux, le festin devrait avoir la tronche d’un plat de tranches de viandes diverses, et chacun viendrait se servir.

Donc j’aimerai bien comprendre pourquoi j’obtiens ça :

Oui, vous l’avez tous vu, il s’agit d’un cochon grillé avec une orange dans le bec. Et alors là, y’a quand même un truc qui est pas facile à expliquer.

Mais le fait est là, nous arrivons à l’équation suivante :

Ver + Mammouth + Brochepelle + Glace = Cochon

Quelques questions s’imposent donc :

  • Où sont passées les viandes étranges collectées plus tôt ?
  • D’où sort ce cochon, absolument pas collecté ?
  • D’où sortent les fruits, pas collectés non plus ?
  • D’où sort le plat en aluminium sur lequel tout le bazar est posé ?

En deux mots : “C’est quoi ce bordel ?! SERVEUR ! Où est passé ma commande ?!”

Et là, tout bon maître de jeu répondrait par un bon “TGCM” (”Ta gueule, c’est magique !”).

Il n’empêche. Ca m’a bien perturbé pendant quelques jours s’t'histoire. Sans parler des problèmes de religion qui ne mangent pas de porc, et qui doivent être bien embêtées.

En tout cas, fort de cette déroutante expérience, je vais continuer mon exploration du Norfendre, et de ses mystères culinaires… Qui sait ? On tombera peut-être sur la recette originelle du Big Mac au détour d’une crevasse !

(Note : mon correcteur orthographique veut corriger “laspalès” par “lasagne”. Je ne sais pas comment il faut le prendre…)

Written by Skoras in: Chroniques Lutheriennes |

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